Les Français font beaucoup moins de sport que leurs voisins européens, pourquoi ? Quelles en sont les conséquences pour notre santé ?

Les Français sont 25% à avoir fait au moins deux heures trente de sport par semaine sur leur temps libre loin derrière les Finlandais qui culminent à 55% (statistiques publiées par Eurostat). Une faible activité physique impacte négativement notre santé. La pratique sportive régulière peut également soulager certaines maladies chroniques.

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Quelles sont les conséquences médicale d'un manque d'activité physique régulière ?

 

Les français ont un faible taux d'activité physique, en partie dû à notre mode de vie sédentaire. Les conséquences de L'inactivité physique sur la santé sont :

  • L’augmentation des maladies cardiovasculaires
  • Risque de diabète
  • Pathologies oncologiques
  • Manque d’entretien des surfaces articulaires, favorisant de ce fait une usure prématuré par une mauvaise qualité du cartilage
  • Diminution de notre résistance au stress et à la fatigue
  • Obésité
  • Troubles de l’humeur et dépression

 

Le sport et les activités physiques constituent une aide à la prévention de base de ces pathologies. Les différentes sociétés de santé publique proposent des recommandations pour la prévention des maladies cardiovasculaires entre autres.

 

  • Activité physique aérobie de trente minutes plusieurs fois par semaine
  • Activité de renforcement musculaire deux fois par semaines dans le cadre de préventions des maladies cardiovasculaires qui sont des pathologies importantes. 

La prévention des maladies cardiovasculaires est importante à prendre en compte car ces dernières ont des conséquences sur la vie des patients.

  • Elles sont source de la dépendance
  • Les individus qui vont faire un infarctus du myocarde auront des insuffisances cardiaques consécutives à ce dernier.
  • Elles risqueront de devenir beaucoup plus dépendantes des autres dans leur vie quotidienne.

Les activités physiques jouent un rôle majeur, en effet, elles permettent de réduire ces risques de dépendance. Les individus qui font du sport seront en meilleur forme physique en avançant en âge. L'activité physique joue rôle de prévention à la fois primaire, secondaire et tertiaire des problèmes de santé. La bonne condition physique des personnes atteintes d'une maladie chronique est vraiment importante parce qu'elles pourront voir les conséquences de ces maladies et des symptômes diminuer.  Leur autonomie et leur qualité de vie va s'en trouver grandement améliorée.

Une vie sédentarisée constitue un facteur de risque, mais avec la vie sédentaire que les gens mènent, les risques de maladies cardiovasculaires seront plus importants pour ceux qui ne font pas de sport que pour ceux qui font attention à leur forme. L'inactivité physique va avoir d'autres conséquences sur les pathologies rhumatologiques :

  • Développement de lombalgies
  • Douleurs articulaires.

Certaines idées reçues persistent par rapport aux conséquences liées aux excès des pratiques sportives. Les risques d'un exercice mal exécuté se situe au niveau musculaire, peut provoquer des tendinites. Il n'y a en par contre aucun problème malgré des douleurs au dos par exemple, pour peu que l'activité se voit adaptée au cas du aptient. Beaucoup de personnes pensent, à tort, qu'elles ne peuvent pas faire de sport avec des douleurs au dos mais c'est une idée reçue. C'est le manque d'activité physique, justement, qui va entrainer un déconditionnement du niveau de forme physique du corps humain et favoriser ainsi l'apparition de douleurs. 

Les pouvoirs publics ont mis en place certaines mesures pour intégrer plus d'activités physiques pour les Français. quelles solutions pour améliorer ce constat ?

Un décret a été adopté par le gouvernement, permettant aux médecins de pouvoir prescrire une activité physique aux patients souffrant de maladies chroniques. Dans ce cadre uniquement, les prescriptions d'activités physiques par les médecins sont permises. Le problème de ce dispositif, réside dans le fait que nous ne sommes pas dans une prévention primaire. L'activité physique prescrite aux personnes déjà malades permet prévenir les conséquences de leurs maladies, lutter contre l'inactivité physique et éviter la perte d'autonomie. 

Cette mesure sera facilitée quand il y aura des remboursements prévus des activités physiques prescrites dans ce cadre-là et sous contrôle. La prescription est une première étape, mais à ce jour, le patient garde la charge de son inscription à l'activité. Le coût élevé d’une activité en salle est souvent un frein pour l'étendue des activités prescrites par voies médicales. Des campagnes de sensibilisation sont déjà en place, mais elles doivent être développée plus amplement.

Pour finir, Que ce soit dans le primaire ou dans le secondaire, notre culture du sport à l'école doit être remise en question. Dans certains pays, la pratique sportive est beaucoup plus importante. Les jeunes se voient inculquer la culture de l'effort dès le plus jeune âge, ce que l'on n'a pas en France. 


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